L'histoire du Clan


La redecouverte du Culte Solaire


Notes pour le lecteur: Le texte qui va suivre est un extrait du journal d'expédition de Samus, écrit avant la création du nouveau clan. Il explique les découvertes faites pour aboutir à sa création. Ce texte n'est pas dans son écriture originale, il a été traduit du iop à l'amaknéen basique (sans les fautes et les ratures extrêmement nombreuses de la iopette Samus). Merci aux traducteurs survivants pour leur extraordinaire boulot et nous tenons à rendre hommage aux quelques victimes de ruptures d'anévrismes (soit la moitié de l'équipe de traduction décédée et un quart dans un coma cérébral).

Journal d'exploration de Samus

17 fraouctor 1638 – Ruines d'Astrub-

ruine d'astrub

Aujourd'hui nous sommes revenus à Astrub. Cette ancienne cité, actuellement en ruine, était un grand centre économique de la région avant le grand cataclysme. Il ne reste plus grand chose qui témoigne de sa splendeur passée hormis les vestiges des murailles. Aujourd'hui les descendant des survivants tentent de reconstruire. Les temples dédiés aux douze dieux principaux ont été rebâtit ainsi que diverses habitations et ateliers. Par rapport à ce qu'avait dû être cette ville autrefois, ce n'est qu'une ombre.

Mon groupe, et moi même avons monté un campement là où, d'après les rares archives, se trouvait la banque. Jekozzip creuse depuis une heure à la recherche d'une quelconque richesse mais il n'est tombé que sur des vieux os et étoffes d'animaux. A croire que nos ancêtres stockaient n'importe quoi dans leurs coffres. Il y a même des rumeurs comme quoi la nuit, des fantômes de familiers lâchement abandonnés dans la banque réapparaitraient. Une iopette ne connaissant pas la peur, contrairement aux iop -suivez mon regard fixant Jekozzip tremblotant- j'ai fait fi de ce conte pour effrayer les jeunes fecas et j'ai décidé qu'on passerai la nuit ici. Demain, nous commencerons les recherches.


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18 fraouctor 1638 –Entrée de la mine (Astrub)-


mine d'astrub

Nous sommes tous en quête de notre passé. Bien que de nombreuses théories fusent, nous aimerions avoir une réelle explication sur le « pourquoi » du cataclysme. Ne serait ce qu'au sein de notre groupe d'explorateurs, les opinions divergent. Mais nous avons tous des buts communs, ne serait ce qu'en apprendre plus sur nos ancêtres. Peu de choses subsistent d'avant le cataclysme et peu de savoir à su rester malgré les témoignages des rares survivants.

Notre groupe s'est constitué au fil du temps et de nos voyages. Je ne peux me l'expliquer mais j'ai pris naturellement la tête de cette expédition. Je dois tenir cela de mes ancêtres. J'ai guidé le groupe sur ces terres et finalement nous sommes revenus à notre point de départ, comme poussée par une intuition. Au fond de moi, je suis persuadée qu'ici se trouve notre berceau et que nous trouverons de nombreuses réponses.

Nous voici devant la nouvelle mine d'Astrub. Les mineurs ont trouvé des vestiges ensevelis ainsi qu'un ancien réseau de tunnels apparemment exploités il y a fort longtemps... Après une rapide concertation ce matin au réveil, nous avons décidé de les explorer. Un vieil enutrof -qui a dit pléonasme?- nous en a fortement déconseillé car les grottes ne sont pas stables. Néanmoins, nous ne voulons pas reculer. Après un bâillement bruyant de Jekozzip qui n'a pas réussit à fermer l'œil de la nuit, nous nous aventurons dans la cavité, armés de torches.


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19 fraouctor 1638 –Quelque part dans les mines-


Cela fait des heures que nous marchons dans l'humidité. Nos rations et nos réserves de torches diminuent rapidement. A la surface, une nuit à dû passer. Nous faisons une pause en essayant de nous repérer. Shazya était chargée de faire le plan, mais, s'emmêlant régulièrement les pinceaux, elle perdit vite le Nord et gribouilla une série de traits indéchiffrables. Après une réflexion machiste de Jekozzip laissant comprendre qu'on ne devrait jamais confier une carte à une femme, suivit d'une rouste collective de la gente féminine, nous reprenons notre route et tentons de faire demi-tour.


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20 fraouctor 1638 –Autre part dans les mines-


Malgré le fait que nous soyons totalement perdus, qu'il nous reste plus que deux torches et que nous n'avons plus de nourriture, les membres du groupe restent soudés. Je craignais qu’ils ne me reprochent de les avoir menés à leur perte mais s'ils le pensent, ils le cachent bien. Ils me donnent l'impression d'avoir une totale confiance en moi et ça me fait vraiment plaisir. Je dois les sortir de là et ne pas baisser les bras. Impossible n'est pas Iop après tout!

Alors que j'écrivais les lignes précédentes, nous sommes arrivés devant un escalier sinueux. Comme nous n'avons plus rien à perdre, nous nous y engageons. La montée parait longue, mais si nous montons, c'est que nous allons vers la surface. Cette pensée nous donne un regain d'énergie.

Nous arrivons enfin en haut et nous sommes bloqués par deux portes massives en pierre sur lesquelles est gravé un magnifique soleil. Malgré tous les efforts des membres du groupe pour les pousser, elles ne bougent pas d'un poil.

Ô joie, quelle bonheur de sentir cette chaleur et cette lumière sur mon visage. Après un élan d'inspiration, j'ai sortit le médaillon en forme de soleil qui se transmet depuis des centaines de générations dans ma famille et l'ai emboité dans la porte. Il entrait parfaitement dans un petit interstice et les battants se sont ouverts sur une vision somptueuse. Devant nous se trouve une sorte de grand temple. La voute, supporté par des colonnes de pierre blanche, couvre une grande salle ornée d'or et de voilures d'une grande qualité. Au centre, sous un rayon de lumière provenant du plafond, une enorme statue de iopette souriante lève le bras vers le ciel.

Des sièges et des coussins accueillent les postérieurs de mes compagnons pour leur plus grand bonheur.

Ce lieu est baigné de la lumière du jour par un astucieux jeu de miroir et il y règne une douce température qui réchauffe nos corps après cette escapade dans le froid, l'obscurité et l'humidité. Comble du bonheur, des arbres fruitiers biens chargés poussent aux extrémités de la salle.


blason

Alors que le groupe affamé s'offre un repas copieux, j'examine les fresques murales. Partout le soleil est présent mais ce qui attire mon regard et me surprend, ce sont les représentations d'une iopette portant les mêmes couleurs que moi, de la tête au pied. Sur l'une d'elle, on la voit en train de combattre une grande créature à fourrure bleue, aidée par une foule d'autres personnages, sur une autre, on la voit en train d'embrasser une magnifique sacrieuse -qui au passage ressemble fortement à Shazya-, et encore sur d'autres elle frappe des petites créatures momifiées -des xelors ?- elle est assise sur un trône, elle est dans un lit mais pas seule apparemment. Plus j'examine ces fresques, plus je me reconnais dans ce personnage.

Mon ventre gargouillant, je décide d'aller manger avec les autres, nous examinerons ce lieu extraordinaire après.


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21 fraouctor 1638 –Temple du Soleil-

Nous allons de découvertes en découvertes, c'est tout à fait stupéfiant! Nous avons examiné pendant des heures les fresques et toutes les personnes présentes ont trouvés des images familières. Plus nous les interprétons plus notre conviction d'avoir découvert une mine d'informations sur nos propres ancêtres se fait grande. Je suis personnellement convaincue que cette iopette tant de fois représenté est la déesse dont ma famille descend. Il est de coutume dans ma famille de porter ces vêtements et de vouer un culte au soleil. Bien qu'avec le temps, nous avions perdu les origines de ces vieilles traditions.

Cela fait plus de 24 heures que personne n'a dormis, pourtant l'excitation de cette découverte est toujours à son comble et personne ne ressent de fatigue -Hormis Jekozzip qui ronfle bruyamment, affalé confortablement sur des coussins- Je suis en train d'examiner le mur opposé à la grande porte, il me parait étrange et la disposition des pierres qui le composent laissent penser qu'un mécanisme pourrait l'ouvrir. Un énorme soleil en or massif trône fièrement dessus. Il n'a à priori qu'un but purement décoratif. Sur le coté, encastré dans le mur, j'aperçois un écriteau en bois sur lequel il est écrit :

« Le soleil n'ouvrira sa porte qu'a ceux répondant correctement à ces trois énigmes

Ne pas en être une s'approche du Iop, Elle a sa vitesse et sa nature et parfois, on a besoin des vôtres... Qui est elle?

Il faut en donner pour ne pas le perdre et en redonner à chaque combat. Pour entreprendre, il en faut bien, et pour le prendre il faut deux mains...

Il nous accompagne dès le premier jour, et nous reçoit tous les jours... Samus autrefois y faisait plus d'un tour! »

Je suis stupéfaite de trouver mon nom inscrit. Cela fait trop de coïncidences. Il faut à tout prix que j'ouvre cette porte. Je suis sûre que mon passé se trouve derrière. Malgré mes réflexions (Et Iop sait que je n'ai jamais été très douée pour ce genre de chose), aucune réponse ne me vient à l'esprit. Je vais appeler les autres pour que nous planchions là dessus.


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22 fraouctor 1638 –Temple du Soleil-

Bien que la fatigue aie finalement eu raison de notre détermination, nous avons directement trouvé la réponse à la troisième énigme. Enfin « nous » est un grand mot. C'est en fait Shazya qui s'est exclamé: « Si cette Samus est la même que la notre, ça ne peut être qu'un lit! ». Bizarrement j'ai rougis mais c'est vrai que cette réponse est la plus probable. La deuxième énigme a été trouvée quelques minutes plus tard par -et cela est fort étonnant- Jewana. Dans un élan de lucidité, il se rappela les grands principes de Iop. Le courage est donc la réponse.

Mais nous buttons toujours sur la première. Bien que diverses propositions aient été faite, aucune n'est réellement convenable... A vrai dire je commence à perdre patience. Nous sommes si près du but et nous buttons sur une énigme. Je ne trouve rien de mieux à faire que d'écrire dans ce foutu journal assise dans le halo de lumière de la statue.

Je n'ai pas échappé aux gènes de mon espèce! Je suis bien une iopette! La réponse était tout simplement autour de moi! Je ne suis vraiment pas une lumière... voilà pourquoi je suis une vraie iopette. Et c'est à la lumière de cette pensée que tout s'illumine! La lumière , oui tout est clair! Je vais annoncer ça au reste du groupe.

J'ai prononcé dans l'ordre les trois réponses et, après quelques secondes de suspens insoutenable, la sculpture de soleil tourna sur elle même et le mur s'enfonça dans le sol, dévoilant une nouvelle salle, beaucoup plus petite et plus sombre. Au centre, un vieux livre poussiéreux reposait sur un piédestal éclairé par un rayon de soleil. Au moment ou je me suis avancée, j'ai aperçu deux créatures de petite taille. Cachées sous d'énormes chapeaux pointus, elles étaient embaumées de la tête aux pieds. A n'en pas douter, c'était des xélors. Ils se sont approchés de moi en me saluant vivement. Apparemment ils connaissaient mon nom et me demandaient s'ils pouvaient sortir. Je vais essayer de retranscrire notre conversation:

«_Xelor n°1: Hé Samus! On pensait que tu nous avait oubliés... On peut sortir maintenant?
_Moi: Pardon? Qui êtes vous? Des gardiens?
_Xelor N°2: Tu t'es pris un coup sur la tête ou quoi? Moi c'est Boblor et lui Fullmagic. Tu nous as enfermé ici après nous avoir fouetté tu ne te souviens plus?
_Moi: C'est la première fois que je viens ici.
_Fullmagic: Tu n'es pas Samus alors? Tu lui ressembles vachement! Et tu es habillée pareil.
_Namy: Apparemment ils parlent de la première Samus. Dites, vous êtes enfermés depuis quand?
_Boblor: Difficile à dire, nous les xelors, nous n'avons pas la même notion du temps que vous. Mais c'est vrai que ça doit faire un bout de temps. On a joué aux morpions en attendant le retour de Samus et je mène 721 968 875 492 834 à 688 723 696 969 468.
_Fullmagic: éh menteur! J'ai 688 723 696 969 469 victoires! N'essaye pas de tricher!»

Je préfère laisser les deux nabots à leurs chamailleries alors que Namy et Shazya tentent de les séparer et je vais consulter le bouquin. Il est très ancien et je dois faire attention en l'ouvrant. A mon avis je vais manger de la poussière à chaque page! Sur la couverture est écrit dans une calligraphie parfaite et dorée « Le Clan Du Soleil ». Ce nom résonne dans ma tête. Il me semble que ma mère m'en avait parlé quand j'étais vraiment toute petite. Mais tout cela reste très flou. Ce n'est pas sans une certaine appréhension que je soulève la première de couverture...

C'est extraordinaire! Tout devient clair à présent! Ce livre raconte tout sur le Clan du Soleil, son histoire, ses règles sa raison d'être... D'habitude, les livres me donnent des boutons mais là je ne peux plus en retirer mes yeux. J'écris sur mon journal sans même le regarder, griffonnant tout ce qui me passe par la tête. Une cuisse de bouftou rôtie. Le clan fut fondé en 636 par une guerrière Iop du nom de Samus. Portant un culte au Soleil et créant une communauté où il faisait bon vivre (le plus souvent dans le plus simple appareil), elle eut un succès immédiat. Tout le monde avait droit à la parole ainsi que sa liberté d'opinion. Ce système démocratique permettait ainsi à chaque membre de se sentir bien et à la communauté de fonctionner convenablement. Samus se pliait à la majorité et non à ses souhaits personnels, bien qu'elle aimait jouer du fouet apparemment! -mais personne ne s'en est jamais plaint-

L'entrée dans ce cercle était très régulée, les membres choisis avec soin pour ne pas gangréner le groupe. Et bien qu'il y ai eu quelques brebis galeuses, Le clan à pratiquement toujours évolué dans une ambiance « bon enfant »

Guilde active, Samus paraissait fière de son évolution rapide et de sa capacité à s'améliorer tout en gardant ses grands principes. La qualité primait sur tout le reste. Ainsi, peu importait le talent au combat des membres ou même leur nombre. Seules la sympathie et l'appréciabilité de la personne étaient prises en compte. Encore une fois, pour les intégrations, les membres dans leur totalité donnaient leur avis suite à une candidature en bonne et due forme de la recrue. Et même si une personne était refusée, elle était traitée avec respect.

Ainsi l'esprit de la guilde pouvait se traduire en trois mots: Respect, Égalité et Entraide. Car tous les membres étaient frères et sœurs. C'était donc un esprit noble et loyal qui enveloppait cette guilde si attirante et pourtant si stricte. Car pour un bon fonctionnement, il fallait cadrer les membres dans leur totalité par des règles de vie qui étaient nombreuses. Mais même Samus, qui à mis au point la quasi totalité de ce règlement, ne s'est jamais placée au dessus de ces règles et a toujours eue une conduite exemplaire. C'est à cause de ça d'ailleurs que les membres du clan ont cédés à la luxure et aux plaisirs simples de la vie. Mais personne ne leur en a jamais tenu rigueur.

Ceci n'est qu'un bref résumé de l'esprit du clan et je pourrai écrire encore des pages et des pages. Je vais prendre le livre pour l'étudier tranquillement à la surface.


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xelor

23 fraouctor 1638 –Dans une forêt au sud d'Astrub-

Je suis couverte de poussière. L'un des xelors à voulu m'empêcher de prendre la relique. Sur le coup, je n'ai pas comprit pourquoi mais dès que je l'ai enlevé de son socle, le temple à commencé à s'effondrer. Quel manque d'originalité! Ça se passe toujours comme ça dans les histoires, on entre dans un temple, on trouve le trésor et tout s'effondre! Nous avons réussit à sortir de justesse mais indemne. J'ai beau regarder autour de moi, je ne vois aucune des deux demie-portions. J'espère malgré tout qu'ils s'en sont sortit. Le reste du groupe va bien. Nous avons débouché dans une magnifique forêt au sud d'Astrub. Nous voyons les remparts au loin. Je me maudit d'avoir pris ce livre. A cause de moi nous avons perdu le temple, symbole de la splendeur passée du Clan.

Nous montons un camps et moi je continue de lire le livre. Quand certains passages sont particulièrement intéressant, je les lis à voix haute pour mes camarades. Destin ou hasard extraordinaire? Tous les membres du groupes ont des ancêtres présents dans les annales du clan du soleil. Je doute que ce soit innocent que l'on se soit tous retrouvés dans cette quête. Le temple avait été bâtit après la chute officielle du clan, les anciens membres l'ayant construit pour leur retraite et vénérer l'astre du jour. Avec le temps, ce culte s'essouffla et tomba quelque peu dans l'oubli. L'histoire de Samus et de ses acolytes devint légende. On déforma même la réalité au point d'en faire une déesse. Personnellement, même si j'ai un grand respect pour mon ancêtre, je pense que c'était une iopette comme les autres ni plus ni moins.

Nous étions partit en quête de notre passé... Finalement, nous avons trouvé notre futur! Tous les membres du groupe sont d'accord: Nous devons restaurer le Clan en l'améliorant par rapport au précédent! Au boulot!


Fin du Journal

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Le mot de Samus : "Gé jamai ékri tou sa moua :o"


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